Aller au contenu

Vie de voyages

Invitation à l’émerveillement

Micro-aventure dans le Pilat !

Week-end de l’Ascension. L’occasion de retrouver une des mes habitudes et de partir à l’aventure. En 2020, ce fut dans le Parc Naturel Régional du Pilat et avec Christian. Et bien que tout ne se soit pas passé comme prévu, c’était vraiment super chouette – mais c’est le principe de l’aventure, vous me direz !

Quelques mots sur le contexte

Parce qu’un récit d’aventure se comprend toujours mieux ainsi.
Ceux d’entre vous qui me connaissent savaient que mon plan initial était de profiter de cette fin de printemps pour aller parcourir les chemins de Compostelle au Portugal. Pour les autres, eh bien vous le savez maintenant ! C’était le plan jusqu’à ce qu’un minuscule Covid-19 vienne tout chambouler. Et, après deux mois confinée entre quatre murs, à lire des romans d’aventure – petite digression à ce sujet : j’ai lu et aimé Kilomètre zéro de Maud Ankaoua et L’espoir sous nos semelles d’Aurore Gomez, deux romans de treks initiatiques … Tout s’explique ! -, comment vous dire … j’avais très très très envie d’aller marcher dans la nature.
Déconfinement ne voulant pas dire liberté totale, les plans Compostelle ne sont toujours pas d’actualité, les randos au long cours pas encore tout à fait (surtout que les 3/4 de mes affaires sont toujours dans mon appartement pas déménagé à Nîmes), et puis, quoiqu’il arrive, les déplacements sont limités à un rayon de 100 kmAlors j’ai rêvé … A des randonnées à la journée, à des petits bivouacs, à des lieux pas trop loin de Caluire-et-Cuire où j’étais demie-confinée.

Début mai, au cours d’une de nos rares promenades dans le kilomètre de rayon autorisé, nous avons trouvé un très beau panorama sur Lyon et le Rhône.

Et au loin, là bas, des petites montagnes. Les monts du Pilat. C’est là bas que je veux aller ! On attendra le déconfinement, le retour du beau temps et “Oh, mais c’est le week-end de l’Ascension qui se profile, non ?”. Ni une, ni deux, Christian pose son vendredi et on se prépare mentalement à partir trois jours pour randonner et dormir où l’on pourra. En pleine préparation, me reviennent en tête les souvenirs de mes autres aventures de l’Ascension … La traversée du Lake District en Angleterre en 2013, mes premières découvertes des Cévennes gardoises en 2016, ma rando-expédition Nîmes – Le Grau du Roi en 2018. Allez, on continue une belle habitude comme celle-ci ! En 2020, sus au PNR du Pilat !

Le plan initial

Une fois notre dévolu jeté sur le Pilat, nous avons commencé à repérer ce que nous voulions voir et vivre ces quelques jours. Le parc naturel régional a développé plusieurs sites internet plutôt bien faits pour s’inspirer et repérer des randonnées : celui de l’office du tourisme et celui spécialisé dans les randos. Nous avions noté quatre – cinq randos autour de trois lieux différents, de quoi tenir trois jours !

Mes petits repères

Dans la voiture, la tente, un duvet, une couette (eh oui, mon duvet à moi est à Nîmes …), nos chaussures de rando, des chapeaux, quelques vêtements. Et l’idée ? On trouvera bien un champ pour planter la tente, au pire on dormira dans la voiture. (Moi je connais. Christian lui, est sceptique). En partant jeudi matin, on ira à Décathlon acheter des shorts de randonnée, on fera quelques courses alimentaires et en voiture Simone !

La réalité !

Jeudi matin

On décolle après un bon petit-déjeuner (les pains au chocolat de chez Jeannot !) et un peu de temps pour réunir toutes les affaires dont on pourrait avoir besoin. Il fait un grand beau chaud soleil : nous avons le cœur tout joyeux à l’idée de partir à l’aventure. Les boulevards sont déserts.

Une découverte urbaine pour commencer : Confluence

Je découvre Confluence, ce nouveau quartier ultra-moderne de Lyon. Ce n’est pas trop à mon goût mais c’est intéressant de découvrir les choix architecturaux, les formes biscornues des immeubles, les couleurs pas toujours très joyeuses. Un bout de canal sépare les habitations du centre commercial. Là sont amarrés quelques bateaux, certains habités. Le lieu ne fait pas rêver mais je m’imagine bien vivre sur une péniche comme ça !

En route vers le Pilat !

Un léger mal de tête me poursuit depuis le réveil … La route jusqu’au parc du Pilat n’est pas très longue, une quarantaine de minutes. Il suffit de prendre l’autoroute depuis Lyon vers Saint Etienne. Nous quittons l’autoroute à La Grand Croix et, après quelques virages, nous nous extasions devant les champs verts, les collines verdoyantes, les vaches qui broutent sous un soleil généreux. Et voilà que devant nous se présente, de toute sa hauteur, un grand barrage. La route en fait le tour et nous avons une jolie vue sur la retenue. Il n’en faut pas plus pour nous inviter à s’arrêter !

Le lac de la Terrasse sur Dorlay

Puis la route se fait plus sinueuse, traverse Doizieux – qui semble être un village très charmant, mais il faudra revenir pour en être sûr ! – et devient une succession de lacets de montagne. Nous passons le col de Doizieux et continuons vers celui de l’Oeillon. Alors que la route était vraiment calme, nous sommes surpris de voir le nombre de voitures garées sur les bords de route à l’approche du col.

Note pour plus tard (ou conseil pour d’autres !) : sur la gauche en arrivant au col du Gratteau, un joli point de vue vers lequel semblaient converger de nombreux randonneurs. Après recherches, il s’agit fort probablement des Trois Dents du Pilat et le descriptif de la randonnée est disponible sur le site de Pilat Rando.

Mon mal de tête, à ce stade là, s’était transformé en migraine assommante… Une petite place trouvée sur le parking du col au milieu de la foule, un coin d’herbe à l’ombre un peu plus loin, je prends mes médocs et attend que le mal passe. Ah quelle belle manière de commencer notre escapade … Après une bonne heure de pause, je me sens prête à me relever et à me lancer à l’assaut de notre première rando : le sentier des crêts !

Jeudi après-midi

La randonnée du sentier des crêts du Pilat

Cette randonnée m’a bien plu ! Tout d’abord parce que les paysages sont vraiment beaux ! La nature en cette fin de printemps est vraiment épanouie : de multiples fleurs parsèment les bords de chemins et les champs. Que ce soient les genêts jaunes, les petites marguerites, les orchidées sauvages ou de jolies fleurs violettes, il y en a pour tous les goûts, de toutes les formes, de toutes les couleurs ! Ensuite, les chemins et paysages sont variés : grandes vues ouvertes sur les vallées, landes aux grandes herbes battues par le vent, forêts de hêtres ou de sapins, pierriers caillouteux.

Il y a aussi un côté amusant à guetter les noms des crêts et des cols qui se succèdent : l’Oeillon, Botte, le Rachat, l’Etançon, les Trois Seigneurs, l’Arnica, la Chèvre et la Perdrix ! La randonnée est vraiment facile une fois le premier raidillon grimpé et on en prend plein la vue ! Elle doit faire un peu moins de 10 kilomètres : accessible à beaucoup.

Note pour plus tard (ou conseil pour d’autres !) : au milieu de cette rando, on trouve le chalet Bourguisan qu’on peut louer pour la nuit. C’est une expérience qui nous tenterait bien un jour ou l’autre. Il suffit de réserver au 04 77 39 60 40 et de passer chercher les clés à Bourg Argental avant. Plus d’infos ici.

Et maintenant, on dort où ?

Ma migraine complètement passée, les jambes un peu lourdes, il est temps de trouver où s’installer pour la nuit. Nous parcourons les petites routes que nous trouvons, traversons des forêts de sapins hauts, admirant les champs aux hautes herbes dorées dans le soleil couchant. Nous trouverons notre bonheur au bout d’un petit chemin herbeux, une clairière cul-de-sac à plat, l’idéal pour planter la tente ! On s’installe, on fait la toilette, on dîne de tomates et de saucisson et bonne nuit les petits !

Vendredi

Réveil tardif dû à une nuit assez agitée – Quels sont ces craquements étranges qu’on entend depuis la forêt ? Le tapis de sol premier prix ce n’est vraiment pas très épais … Et si le paysan venait avec une carabine pour nous déloger ? C’est fou comme au soleil et au grand jour toutes ces peurs apparaissent infondées, tous ces désagréments un peu vains.

Après un bon petit déjeuner, nous reprenons la route. Deux objectifs : trouver de l’eau pour la journée (et la nuit) ; et atteindre la cascade dénommée le Saut du Gier. La route est belle …

Nous trouverons de l’eau dans le joli petit village de la Valla-en-Gier – une fontaine publique potable – ainsi que des toilettes. A quelques kilomètres de là, le hameau de la Scie du Bost est le point de départ de la rando du Saut du Gier.

L’église de La Valla en Gier
Le saut du Gier

Une autre jolie balade … Plus compliquée pour moi parce que … il faut monter et que je n’aime pas trop ça. Mais en prenant mon temps, ça passe ! Là encore, magnifiques fleurs (notamment des digitales pourpres), et majestueuses forêts de sapin. Que ces troncs sont beaux ! Que c’est bon d’être dans la nature, d’entendre les oiseaux pépier ! Douce joie !

Joie encore plus grande en arrivant à la cascade ! Oui j’ai un faible pour les chutes d’eau – ma famille dirait “pour tout ce qui est à base d’eau” – mais particulièrement les cascades (et les lacs et la mer et les rivières et les ruisseaux et les fjords et …). Une nombreuse famille occupe tout l’espace (l’espace sonore aussi). Mais la contemplation de l’eau qui tombe est relaxante. Au moment de mettre les pieds dans l’eau, un rayon de soleil apparaît. L’eau est froide mais c’est agréable d’y plonger les pieds, de se sentir être pleinement là.

La descente est belle aussi, avec les rayons du soleil au milieu des grands sapins ! Nous devisons sur la vie en admirant le paysage et en faisant attention où nous posons les pieds.

Et après?

Un monsieur croisé deux fois en chemin nous ayant laissé entendre qu’on attendait beaucoup de pluie pour le lendemain, une fois arrivés à la voiture, nous nous décidons à regarder la météo. Et effectivement … la pluie s’annonce de bon matin et pour toute la journée. Nous décidons alors de profiter de la fin de cette journée ensoleillée et de re-gagner Lyon dès la soirée.

Le barrage de la Rive

En manque d’eau (pas pour boire, là on a ce qu’il faut …) nous nous dirigeons vers le barrage de la Rive en contrebas de la Valla en Gier. Petite pause tranquille au bord du lac très calme (à la baignade malheureusement interdite comme dans nombre de barrages …). Et puis, nous ne sommes pas pressés, non ? Alors autant faire le tour du lac !

Après ce joli tour de 3,5 km, nous décidons qu’il est temps de rentrer … C’était une très belle aventure, même s’il a malheureusement fallu l’écourter. Et puis nous avons très envie de revenir ! Il reste tant à explorer et ce joli parc naturel est à moins d’une heure de route de Lyon.

Et vous ? Avez-vous déjà visité le parc du Pilat ? Ou vécu un bivouac improvisé ? Avez-vous d’autres bons plans à partager pour la région lyonnaise ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *