Visiter Barcelone de chez soi

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Si vous voulez préparer votre voyage à Barcelone en vous imprégnant des noms des rues, si vous voulez voyager depuis votre canapé ou si vous êtes atteints d’un accès de nostalgie en repensant à la ville, voilà une petite sélection de livres à lire ou de films à regarder.

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L’auberge espagnole

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Une des premières références  qui me vient en tête en évoquant Barcelone est ce film choral réalisé en 2002 par Cédric Klapisch relatant les découvertes de Xavier, incarné par Romain Duris, parti un an en Erasmus à Barcelone pour parfaire son espagnol. On le suit dans les rues de la ville mais aussi visitant les attractions emblématiques de Barcelone comme la Sagrada Familia, le Park Guell ou le téléphérique de Montjuïc. On le voit se débrouillant de mieux en mieux en espagnol mais aussi en anglais et en … relations sociales ! Et oui, parce que partager un appartement avec 6 autres étudiants européens demande un peu d’adaptation, un langage plus ou moins commun et une bonne répartition des tâches !

Ce film me plaît beaucoup et pas seulement parce qu’il a été tourné à Barcelone – même si cela participe ! – mais aussi parce qu’il montre assez bien ce qu’on vit en tant qu’étudiant Erasmus et dans une coloc’ internationale. Une des premières phrases qui accompagnent l’arrivée de Xavier à Barcelone est une citation magistrale, que j’ai vécue à de nombreuses reprises au cours de mes voyages et déménagements et qui continue à résonner en moi quand j’arrive dans un nouvel endroit que ce soit pour deux jours, trois semaines ou un an : « Quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective, des suites de bâtiments vides de sens. Tout est inconnu, vierge. Voilà, plus tard on aura habité cette ville, on aura marché dans ses rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ses bâtiments, on y aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l’aura pris dix, vingt, mille fois. Au bout d’un moment, tout ça vous appartient parce qu’on y a vécu. ». J’aimerais tellement parfois retrouver le regard initial, dépourvu de toute connaissance, seulement rempli de tout ce qu’on attend sans trop vouloir se projeter tout de même. Parce que cette impression avant même d’arriver, et même les premières sensations en arrivant, se diluent petit à petit dans l’habitude, dans les histoires qui s’attachent aux lieux traversés, dans les souvenirs qui se créent. Et ensuite ces endroits deviennent une partie de nous. Il y a en moi un peu de Versailles, un peu d’Apt, un peu de Nancy, un peu de Trondheim, un peu d´Halifax, un peu de Sitges. Et comme dit Xavier à la fin du film, « Je suis Français, Espagnol, Anglais, Danois. Je suis pas un, mais plusieurs. Je suis comme l’Europe, je suis tout ça. Je suis un vrai bordel. »

Une autre raison qui me fait aimer ce film est qu’il est tourné en plusieurs langues : les espagnols parlent espagnol, le danois danois, l’irlandaise anglais et tous un peu d’anglais et d’espagnol avec leurs propres accents si caractéristiques. Ce n’est pas propre aux Erasmus mais à tous ceux qui ont vécu dans une ambiance cosmopolite, mais il est souvent facile en écoutant une personne parler anglais de retrouver sa nationalité d’origine. Les –euh des français, les r râpeux des espagnols qui prononcent un h, l’accent pointu et poli des allemands … Ah les bons souvenirs ! Un film français avec des sous-titres, chouette !

Voilà donc un bon film que ce soit pour découvrir en partie Barcelone, ou bien l’ambiance Erasmus – et ses adieux déchirants – ou encore la vie en colocation. Et si vous vous êtes attachés à la bande d’amis, partez avec eux visiter Londres, Moscou et Saint Pétersbourg dans Les poupées russes (toujours de Cédric Klapisch en 2005) ou New York dans Casse-tête chinois (encore de Cédric Klapisch en 2013).

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L’ombre du vent

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Ce livre de l’auteur espagnol Carlos Ruiz Zafón a été publié en Espagne en 2001 – sous le nom La sombra del Viento – et en 2004 en France. Je l’avais lu il y a quelques années et m’y suis replongée avec plaisir la semaine dernière. Je me souvenais avoir été happée par cette histoire de livres, de littérature, d’Histoire et d’histoires mais je reconnais que j’avais oublié que cela se passait à Barcelone. Bien sûr, une Barcelone des années 50, avec de nombreux flash backs dans les années 20, 30 et 40. Une Barcelone qui vit Franco, la guerre civile, la guerre mondiale. Une Barcelone qui n’est pas inondée de touristes mais qui est habitée par de simples gens quoique fascinants par leurs vies et leurs caractères. Les noms de lieux résonnent autrement quand on les a vus, quand on y a posé nos pas. Las Ramblas, Barceloneta, Montjuïc, Tibidabo évidemment. Barcelone décrite ainsi par Fermín,  un des personnages : « Cette ville est une sorcière (…). Elle se glisse sous votre peau et vous vole votre âme sans même que vous en preniez conscience. »

C’est l’histoire de Daniel, dont le père est libraire et qui découvre, à 11ans,  un livre d’un auteur inconnu mais qui l’enchante, L’ombre du vent de Julián Carax. On suit Daniel pendant les sept ans qui suivent, démêlant peu à peu les fils de l’histoire de cet écrivain de génie, jamais reconnu, considéré comme mort et enterré. On frissonne avec lui quand ses pas croisent ceux du funeste inspecteur Fumero, de la police mais aux motivations troubles, on rit de bon cœur aux plaisanteries parfois grivoises de son ami Fermín Romero de Torres, on vit avec lui les premiers émois amoureux.

J’aime ce livre parce qu’il est difficile à lâcher. L’écriture est fluide mais belle, les personnages sont vivants et je ne me suis pas ennuyée une seconde en dévorant les 524 pages de ce chef d’œuvre. Le relire ici, en Espagne est amusant parce que je retrouve des lieux visités mais aussi pour l’éclairage et le récit des temps de la guerre civile espagnole. Guerre qui a laissé des traces. D’autant plus qu’elle a été suivie de la dictature franquiste qui s’est achevée seulement en 1975. Et l’époque de Franco, les espagnols d’un certain âge en parlent encore. Enfin, ce livre m’est particulièrement cher parce qu’il raconte avec beaucoup de justesse l’amour de la lecture et de la littérature mais aussi celui de l’écriture. « Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. », « Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui » ou encore « l’art de la lecture […est ] un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous, [lire] est engager son esprit et son âme »

Et si vous vous lancez vous aussi dans la lecture de cette fresque historique mais aussi sentimentale et pleine de suspense, quand la dernière page sera tournée et que vous vous sentirez un peu tristes de n´être plus en compagnie de Daniel, de Julián, de Béa, de Fermín et des autres, apprenez que ce livre est le premier d’une série de quatre, intitulée Le cimetière des livres oubliés. Les suivants sont Le jeu de l’ange, publié en 2009, Le prisonnier du ciel, publié en 2012 et le quatrième tome est en cours d’écriture. Et si vous maîtrisez un peu l’espagnol – ou voulez le pratiquer ! -, faites un tour sur le site officiel de Carlos Ruiz Zafón (certaines pages sont en anglais aussi) et allez faire un tour interactif dans le Cimetière des Livres Oubliés, ne serait-ce que pour écouter les musiques composées par l’écrivain lui-même, ambiance musicale pour accompagner les scènes du livre.

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La cathédrale de la mer

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Autres temps, même ville… De nouveau peu de touristes puisque l’on suit Arnau Espanyol tout au long de sa vie au XIVème siècle. Né serf, il devient avec son père citoyen libre de Barcelone et exerce les métiers de palefrenier, de Bastaix – porteur de charges depuis les bateaux jusqu’aux entrepôts de stockage et vice-versa -, de soldat de cambiste, de juge… Tout au long de ce livre écrit par Falcones Idelfonso,  on suit aussi l’édification d’un très beau bâtiment barcelonais, la cathédrale Santa Maria del Mar. Cette œuvre, voulue, financée et réalisée par le peuple barcelonais – par opposition aux nobles – dégage toujours de nos jours un caractère fier. Depuis le premier regard enfantin d’Arnau posé sur le chantier à sa participation à la construction en tant que bastaix lorsqu’il porte les pierres ou, une fois riche qu’il participe au financement, on voit grandir le temple, on imagine les rayons du soleil qui jouent avec les couleurs des vitraux, on s’attache à cette église. C’est aussi une fresque historique, avec son lot de stratégies politiques, ses guerres et ses conflits entre riches et pauvres, entre serfs et nobles, entre exploitants et exploités. C’est de nouveau une jolie manière de connaître les noms des endroits et de projeter sur les murs une histoire plusieurs fois centenaire. Et je trouve le parallèle intéressant avec notre époque et la construction de la Sagrada Familia qui a commencé il y a 130 ans et qui ne sera pas achevée avant 2026 au mieux. Même si les grues ont remplacé les porteurs de pierre, il y a toujours beaucoup de personnes impliquées sur un chantier de cette taille.

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Avez-vous lu un de ces livres ou vu un de ces films ? Qu’en avez-vous pensé ? En avez-vous d’autres à recommander, à propos de Barcelone ou d’autres lieux espagnols ?

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4 réflexions au sujet de « Visiter Barcelone de chez soi »

  1. Les humains sont-ils comme les villes, et comme les rues ? Le goût de la nouveauté est unique…
    Bravo pour votre soutien au Bleuet, vive Le Bleuet en France, d’Espagne, de Norvège ou de Colombie !

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